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    Tim Coop, l’élevage dans un coin de paradis

    Sommet de l’exploitation

    C’est dans la magnifique péninsule d’Akaora, au sud de Christchurch, que Tim Coop nous accueille sur sa ferme en cette période chargée. En effet, tandis que nous entamons la conversation avec Tim, l’équipe de tondeurs termine un lot d’agneaux sevrés qui va partir dans quelques heures vers une ferme d’engraissement. La ferme de Tim se trouve dans un endroit idyllique, au bord de la mer, bordé de montagnes. Son exploitation s’étend sur 1300 ha de collines/montagnes (seuls 30 ha sont cultivés en mélange pâturable pour les agnelles de renouvellement). Il conduit un troupeau de 6400 brebis et de 300 vaches, et il utilise comme « esclaves » des brebis (slave mob) afin d’augmenter la rentabilité du troupeau ovin. Son objectif est de passer un minimum de temps sur le troupeau bovin puisqu’ils sont seulement trois à travailler sur cette ferme.

    Vue du site principal

    Le parcellaire est divisé en paddocks de 15 à 20 ha, la gestion du pâturage est celle pratiquée couramment dans ces systèmes : du pâturage continu ou « tournant léger », hormis l’hiver quand le troupeau est en rotation. Chaque lot est composé de 5 % de bovins (Angus). Cette ferme n’offrant pas de parcelles cultivables à fort potentiel pour la finition des agneaux, ces derniers sont vendus au sevrage à des engraisseurs. Seules les agnelles de renouvellement partent pâturer des couverts végétaux pendant huit à neuf semaines.

    Agneaux fraîchement tondus, prêts à partir

    Quelques chiffres clés :

    • Poids minimal pour la vente : 25 kg
    • Poids de vente moyen sur la ferme : 30 kg
    • Prix de vente en 2020 : 110-115 $NZ
    • En moyenne 1,5 agneau sevré par brebis
    • Vente des mâles bovins à 18 mois pour l’engraissement
    • Les femelles sont vendues pleines (croisées Hereford)

    La ferme profite d’un bon marché pour vendre des brebis ayant fait deux agnelages au prix de 175 $NZ. Le taux de renouvellement est, par conséquent, élevé (25 à 30 %) mais permet d’augmenter la rentabilité.

    Photo prise par le berger de l’exploitation

     

    L’année 2019, des résultats en baisse :

    Les étés 2018 et 2019 ayant été arrosés, Tim n’a pas pu contrôler la qualité des stocks sur pied constitués pour la période estivale, ce qui a donné des couverts de moins bonne qualité dans ses prairies pour les périodes de lutte, de gestation et d’agnelage (-0,5 en NEC par rapport à d’habitude). Cela a eu d’importantes conséquences puisqu’en décembre 2019 et janvier 2020, il a sevré 1,35 agneau par brebis et perdu 3 kg sur le poids moyen au sevrage (27 kg).

    Photo prise par le berger de l’exploitation

    Les points marquants :

    • Le fort chargement : + de 6 brebis/ha (avec les bovins convertis en ovin)
    • Des performances malgré les conditions : 1,5 agneau sevré dans une ferme de montagne
    • 3 UTH pour 6400 agnelages et 300 vêlages

     

     

     

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    Pierre-Moran Mouchard
    Pierre-Moran Mouchardhttp://www.paturesens.com
    Passionné par l'élevage ovin depuis mon enfance, j'ai rejoins Paturesens en 2017. Depuis je sillonne la France à la rencontre des éleveurs pour les accompagner dans le développement des systèmes pâturant. En parallèle, j'élève 400 brebis en plein air intégral dans le nord du Puy de Dôme (700m), sur la fin du plateau des combrailles, une zone séchante et à faible potentiel où la production ovine est la plus adaptée. L'objectif : produire en adéquation avec le potentiel herbager de mon exploitation pour allier rentabilité, durabilité et qualité de vie.

    REDACTEUR

    Pierre-Moran Mouchard
    Pierre-Moran Mouchardhttp://www.paturesens.com
    Passionné par l'élevage ovin depuis mon enfance, j'ai rejoins Paturesens en 2017. Depuis je sillonne la France à la rencontre des éleveurs pour les accompagner dans le développement des systèmes pâturant. En parallèle, j'élève 400 brebis en plein air intégral dans le nord du Puy de Dôme (700m), sur la fin du plateau des combrailles, une zone séchante et à faible potentiel où la production ovine est la plus adaptée. L'objectif : produire en adéquation avec le potentiel herbager de mon exploitation pour allier rentabilité, durabilité et qualité de vie.
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