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    Simplifier le système à son maximum pour retrouver un équilibre rentabilité/qualité de vie

    Dans le département du Nord, Yannick Przeszlo conduit un système bio « tout herbe » sur cinquante hectares. Donner de plus en plus de place au pâturage – via le pâturage tournant dynamique – a induit de nombreux autres changements : changement de race, groupage des vêlages au printemps, passage au vêlage à deux ans, et plus récemment conduite en croisement.

    • 1 unité de main d’œuvre
    • 50 hectares de prairies permanentes
    • 45 vaches laitières : 30 montbéliardes et 15 jersiaises
    • production d’environ 150 000 litres de lait
    • vêlages de printemps
    • pâturage des vaches laitières sur paddocks 24 heures ; conduite des génisses au fil
      agriculture biologique depuis 2002

    Formation Paturensens chez Yannick. Repères pour évaluer la densité d’herbe

    Yannick Przeszlo valorise cinquante hectares de prairies permanentes à Beugnies, dans l’Avesnois, depuis son installation hors cadre familial en 1998. Le parcellaire n’a pas changé. Par contre, le système de production s’est transformé profondément en plusieurs étapes. Au départ, son objectif était de conduire un système « tout herbe » mais avec l’objectif de produire une certaine partie du lait en hiver, mieux payé. « Avec pas mal de vêlages en septembre et octobre et un bâtiment à l’attache, c’était une organisation très usante. Je devais distribuer le foin et l’enrubannage à la main. Il fallait aussi acheter des pulpes sèches et du tourteau et malgré cela, j’avais du mal à assurer le niveau adéquat d’énergie des rations. Je subissais donc des performances de reproduction non satisfaisantes » se rappelle Yannick.

    L’éleveur est passé en bio dans la foulée, en 2002, et a alors choisi de passer de la Holstein à la Montbéliarde par croisement d’absorption et à réduire les achats pour l’alimentation.

    « J’ai donné davantage de place au pâturage, mais je n’ai pas franchi à ce moment-là le cap du passage aux vêlages de printemps car le prix du lait n’était pas assez attractif. Le système fonctionnait mais il persistait globalement des difficultés à remplir. »

    Pour les vaches laitières, Yannick dispose d’un bloc de 33 hectares autour des bâtiments. Il l’organisait en paddocks pour trois jours (10 à 13 parcelles de 1,5 ha environ). « Au deuxième tour, je commençais à courir après l’herbe. Elle était assez courte, il y avait pas mal de surpâturage. Un conseiller m’avait conseillé de faire de plus petits paddocks, et ça a été déjà une première étape : je suis passé à 20 paddocks soit un par jour. » Yannick a cherché à encore améliorer le système et en 2018, il a suivi une formation avec Shane Bailey de PâtureSens.

    Cette formation a été l’occasion de se recentrer sur la base du fonctionnement d’une prairie. « C’est ni plus ni moins ce qu’on devrait tous savoir en sortant de l’école. Je me suis dit « pourquoi ne l’ai-je pas fait avant ! Avant de faire du pâturage tournant dynamique, je devais acheter du foin chaque année. Maintenant, les bâtiments de stockage sont pleins et je vends du foin » résume Yannick.

    Yannick s’est lancé directement après sa formation initiale. Il a pu aussi bénéficier d’un appui technique ponctuel pour être guidé ou rassuré par un conseiller de PâtureSens, et il a suivi d’autres journées complémentaires de formation.

    Avec la mise en place du pâturage tournant dynamique, il lui est apparu évident qu’il fallait passer en vêlages de printemps. Et qu’il fallait aussi changer de génétique. Pour gagner du temps, il a alors vendu 20 montbéliardes qui vêlaient en hiver et a acheté 13 jersiaises pleines pour vêler un février. Ces bêtes provenant de différents troupeaux ont connu plus ou moins de réussite dans leur acclimatation et cette année, il a racheté plusieurs jersiaises non pleines qui vont rejoindre le groupe vêlant en février. En même temps, il a adopté le vêlage à deux ans.

    « J’avais des « chars d’assaut » – des montbéliardes vêlant à trois ans de 800 kilos – et là mes vaches font plutôt dans les 600 kilos, c’est le jour et la nuit. Cela donne plus de souplesse pour faire pâturer en conditions limites de portance » observe l’éleveur. « Le produit viande de l’élevage va beaucoup baisser mais ici, les fermages sont vraiment élevés et j’ai intérê...

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    MARIE GODARD
    MARIE GODARD
    J'ai été responsable de la formation à Paturesens pendant 5 ans, après avoir travaillé au service de remplacement lors de ma reconversion professionnelle dans le milieu agricole. Passionnée de l'humain avant tout, formée aux sciences humaines et à l'accompagnement, je propose aujourd'hui des projets pour permettre aux agriculteurs(trices) d'améliorer leurs relations au sein de la ferme, de retrouver du sens et la fierté à être agriculteur au quotidien. J'interviens également auprès des centres de formation pour sensibiliser les futurs agriculteurs et auprès de conseillers et formateurs pour améliorer leur capacité d'accompagnement. Me contacter : mg.godard@gmail.com ; 0671135119

    REDACTEUR

    MARIE GODARD
    MARIE GODARD
    J'ai été responsable de la formation à Paturesens pendant 5 ans, après avoir travaillé au service de remplacement lors de ma reconversion professionnelle dans le milieu agricole. Passionnée de l'humain avant tout, formée aux sciences humaines et à l'accompagnement, je propose aujourd'hui des projets pour permettre aux agriculteurs(trices) d'améliorer leurs relations au sein de la ferme, de retrouver du sens et la fierté à être agriculteur au quotidien. J'interviens également auprès des centres de formation pour sensibiliser les futurs agriculteurs et auprès de conseillers et formateurs pour améliorer leur capacité d'accompagnement. Me contacter : mg.godard@gmail.com ; 0671135119

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