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    Robot de traite et pâturage

    Introduction

    L’utilisation de robots de traite en élevage bovin laitier s’est fortement développée depuis les années 2000 : on comptait ainsi environ 4400 exploitations équipées en France en 2014 d’après l’Institut de l’élevage. L’installation de robots de traite transforme la vie d’éleveur laitier : le robot réalisant la traite, le travail d’astreinte qu’elle imposait disparait et la journée type est occupée différemment. Cependant, en France l’utilisation de robots (et d’ailleurs une grande partir de l’élevage laitier) dépend souvent de la distribution d’aliments stockés (ensilage, enrubanné…) et de concentrés pour nourrir les vaches. Est-il possible de concilier robots de traite et pâturage ? 

    Le contexte laitier néo-zélandais est très différent du contexte français. Il est non subventionné, et basé sur l’exportation du lait, ce qui impose d’avoir des prix compétitifs. L’exploitation est donc optimisée pour minimiser les coûts par kilogramme de lait produit, et le pâturage occupe une grande place dans ces systèmes. En 2014, la ferme moyenne compte 413 vaches laitières pour 144 hectares. La race majoritaire est le croisement de jersiaises et de frisonnes, appelé « kiwicross », qui produit en moyenne 4200 litres de lait soit une production moyenne de 12 000 litres à l’hectare. 

    Dans ce contexte, l’utilisation de robots de traite est rare. Cependant les néo-zélandais se sont intéressés à ce nouvel outil, et le projet de recherche Greenfield a vu le jour à Hamilton en 2002 pour étudier la compatibilité des robots avec les systèmes néo-zélandais. Depuis, plusieurs fermes se sont converties à l’utilisation de robots de traite. Nous avons pu discuter avec Alvin Reid, éleveur dont la ferme de Riverholme, dans l’île du Sud, est équipée de robots de traite, et dont les vaches sont nourries avec plus de 85% d’herbe. 

    Informations générales sur l’exploitation

    L’exploitation est légèrement plus petite que la moyenne des fermes laitières néo-zélandaises (ce qui est grand pour une ferme française) :

    • 130 hectares dont 125 groupés autour  du bâtiment des robots,
    • 460 vaches laitières, de race kiwicross (croisement de jersiaises et de frisonnes)
    • 180000 kg de MS de lait produits par an (environ 2 millions de litres)
    • 6 robots de traite 
    • 2,5 équivalents temps plein (Alvin Reid à mi-temps pour la gestion de l’exploitation, un manager et une employée à temps plein pour l’exploitation quotidienne de la ferme)

    Bac d'abreuvement

    Figure 1 : pâtures et chemin de circulation des vaches (photo Alvin Reid)

    Alvin Reid a racheté l’exploitation en 2013, en la convertissant à l’élevage laitier. Tout a donc été conçu directement pour que l’exploitation fonctionne avec les robots : bâtiment, parcelles, aires de déplacement. Le démarrage de l’exploitation s’est fait en cours de saison 2013-2014, au printemps : il a fallu accompagner les vaches pendant environ 6 semaines pour qu’elles s’habituent aux robots (surtout pour les encourager à y aller la nuit), mais depuis la ferme a atteint un rythme de croisière. Seules 6 vac...

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    SHANE BAILEY
    SHANE BAILEYhttp://www.paturesens.com
    Consultant en production animale en système herbager. Élevé à l’herbe en plein air ovin et bovin, j’ai grandi entre le sud de la France et la Nouvelle-Zélande (Les Corbières, Hautes-Alpes, Canterbury, Waikato et le Wairarapa). Le pâturage est une histoire de famille. En 2015, mon frère et moi reprenons PatureSens, l'entité de conseil de John notre père qui lui retourne exploiter. En 2018 nous créons www.paturevision.fr pour répondre aux besoins spécifiques mais aussi qualitatif des agriculteurs.

    REDACTEUR

    SHANE BAILEY
    SHANE BAILEYhttp://www.paturesens.com
    Consultant en production animale en système herbager. Élevé à l’herbe en plein air ovin et bovin, j’ai grandi entre le sud de la France et la Nouvelle-Zélande (Les Corbières, Hautes-Alpes, Canterbury, Waikato et le Wairarapa). Le pâturage est une histoire de famille. En 2015, mon frère et moi reprenons PatureSens, l'entité de conseil de John notre père qui lui retourne exploiter. En 2018 nous créons www.paturevision.fr pour répondre aux besoins spécifiques mais aussi qualitatif des agriculteurs.

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