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    H&T : accompagner pour plus de productivité

    Source : H&T

    L’entreprise H&T, créée en 2003, est composée de 13 salariés. Elle accompagne les exploitants pour l’amélioration de leur production fourragère (prairies, couverts végétaux) en apportant du conseil ainsi que les semences, engrais et produits phytopharmaceutiques.

    Les techniciens de H&T interviennent depuis quelques années dans une des fermes d’un groupement d’exploitations : Bushland (voir article sur l’exploitation).
    Au début de leur collaboration, les deux parties ont fixé les objectifs de l’exploitation pour les années à venir. Dans le cas de Bushland, la volonté était de finir tous les agneaux de l’exploitation (20000 agneaux) avec la possibilité d’acheter des agneaux maigres les bonnes années. Pour ce faire, ils ont établi une rotation sur les parcelles mécanisables : un an de chou fourrager – quatre ans de plantain – cinq ans de prairie graminées/légumineuses. Tout au long de la saison, le technicien H&T de l’exploitation organise et contrôle la conduite des parcelles en question (semis, fertilisation, désherbage, fongicides, insecticides, etc.).

    Mélanges développés

    Plus largement, les conseillers développent différents mélanges adaptés aux besoins de chaque exploitation, toujours dans l’optique d’améliorer leurs performances techniques et économiques. Les mélanges le plus souvent utilisés sont les suivants :

    Colza fourrager + plantain

    Ce mélange a pour avantage sa pérennité, puisque le plantain peut être conservé plusieurs années. Le semis se fait au printemps : 8 kg de plantain et 8 kg de colza fourrager.

    Parcelle de plantain-colza. Source : H&T

    Rendement

    • Fin d’été = 3 T de MS
    • Début automne = 3 T de MS
    • Fin automne = 3 T de MS
    • Hiver/printemps = 3 T de MS

    Total = 12 T de MS

    Fertilisation

    Un premier apport est réalisé au semis en localisé : 15N, 10P, 10K, 2S * 300 kg.
    De l’azote est apporté après chaque pâturage pour un total de 100 unités.

    Gestion de l’enherbement

    Un désherbage est effectué pour garder le couvert propre et augmenter la production, notamment sur sol travaillé (sans désherbage, le rendement chute à 5,5 T de MS/ha).
    Les techniciens ont observé que sur les terres à potentiel limité, le colza fourrager est le plus productif. En revanche, sur les terres à bon potentiel, le plantain produit tout autant que le colza fourrager.

    Kale (chou fourrager)

    Semé au printemps (mai en Europe), il est utilisé pour le pâturage hivernal, souvent en bale grazing (apport d’enrubannage). Attention toutefois à la sensibilité au gel. Si les hivers sont rudes, il est conseillé d’utiliser du racinaire consommable (navet, rutabaga, betteraves, etc.).

    Kale
    Parcelle de Kale (chou fourrager). Source : H&T

    Navet fourrager
    Parcelle de rutabaga fourrager. Source : H&T

    Rutabaga fourrager. Source : H&T

    Navet fourrager

    Variété Hunter qui peut être pâturée plusieurs fois, assurant un rendement (avec fertilisation) de 6 T de MS/ha.

    Colza fourrager

    Semé au printemps, il est exploité en été pour la finition des agneaux ou des veaux sevrés.

    Mélange base plantain

    Plantain : Agritonic (équivalent Ceres Tonic)
    Trèfle violet : Relish
    Trèfle blanc : Tribute

     

    L’helicropping

    Pratique courante dans ce pays : l’épandage d’engrais ou le semis par hélicoptère (helicropping).

    Colza fourrager semé en helicropping

    Etant donné la topographie du terrain, bon nombre d’agriculteurs font appel à des entreprises d’épandage et de semis par hélicoptère. La règle pour réussir : multiplier la dose de semis par 1,4 (de même pour un semis à la volée avant moisson). À noter que dans la plupart des cas, du glyphosate est appliqué en amont sur le semis.
    Le coût de l’helicropping est élevé : 3000 $NZ/h, soit environ 800 à 1000 $NZ/ha (480 à 580 €/ha).
    Il faut savoir qu’en Nouvelle-Zélande, beaucoup de fermes sont situées dans les collines ou les montagnes, ne permettant que très rarement de mécaniser avec des tracteurs ou des camions spécialisés. L’helicropping leur permet de finir les agneaux plutôt que de les vendre maigres.

     

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    Pierre-Moran Mouchardhttp://www.paturesens.com
    Passionné par l'élevage ovin depuis mon enfance, j'ai rejoins Paturesens en 2017. Depuis je sillonne la France à la rencontre des éleveurs pour les accompagner dans le développement des systèmes pâturant. En parallèle, j'élève 400 brebis en plein air intégral dans le nord du Puy de Dôme (700m), sur la fin du plateau des combrailles, une zone séchante et à faible potentiel où la production ovine est la plus adaptée. L'objectif : produire en adéquation avec le potentiel herbager de mon exploitation pour allier rentabilité, durabilité et qualité de vie.

    REDACTEUR

    Pierre-Moran Mouchardhttp://www.paturesens.com
    Passionné par l'élevage ovin depuis mon enfance, j'ai rejoins Paturesens en 2017. Depuis je sillonne la France à la rencontre des éleveurs pour les accompagner dans le développement des systèmes pâturant. En parallèle, j'élève 400 brebis en plein air intégral dans le nord du Puy de Dôme (700m), sur la fin du plateau des combrailles, une zone séchante et à faible potentiel où la production ovine est la plus adaptée. L'objectif : produire en adéquation avec le potentiel herbager de mon exploitation pour allier rentabilité, durabilité et qualité de vie.