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    Fertilisation azotée ! + d’herbe à manger ou à gaspiller ?

    La fertilisation azotée pour stimuler ponctuellement la pousse de l’herbe

    La fertilisation azotée joue principalement sur le rendement des prairies. Dans une moindre mesure, elle aura un rôle sur la qualité produite. En effet, elle tend à augmenter la concentration protéique des graminées. Cependant il est important de rappeler que de manière générale, les glucides sont les éléments limitants au pâturage et non les protéines. De plus, l’apport d’azote défavorise les légumineuses qui sont pourtant des espèces à développer si l’on recherche la qualité. De prime abord, la fertilisation azotée ne semble donc pas une intervention intéressante pour améliorer la qualité des prairies.

     

    Besoin en azote paturage tournant dynamique

    Figure 1 : Courbe de planification de l’adéquation ressource-besoin sur une exploitation néo-zélandaise (exemple Beef + Lamb NZ). La courbe bleue correspond à la croissance journalière moyenne des prairies et la courbe rouge aux besoins journaliers moyens des animaux. Quand la courbe bleue est au-dessus, il y a un excès de ressources par rapport aux besoins. Quand la courbe rouge est au-dessus, il y a un déficit de ressources par rapport aux besoins.

    Une application au printemps a tendance à augmenter le ratio feuilles/tige et à retarder le moment de fructification. Mais cette application augmente surtout la quantité produite par le couvert et donc rend la gestion printanière d’autant plus délicate puisque que la vitesse de croissance des prairies est naturellement rapide à ce moment-là. Sur la Figure 1 (flèches bleues), on s’aperçoit qu’augmenter la production printanière, augmente l’excès de ressources par rapport aux besoins du troupeau. Si le pâturage ne permet pas de consommer la production supplémentaire produite par l’application de fertilisation azotée, la qualité décline. 

    Il est devenu commun aujourd’hui d’attendre la « fameuse bonne température » pour une application d’engrais azotée, puis de se retrouver déborder d’herbe de mauvaise qualité car on ne peut pas la récolter (trop tard, trop rapide, trop d’eau pour la récolte). Dans le coût la fertilisation azotée peut engendrer des frais supplémentaires pour récolter un produit de mauvaise qualité.

    Une application automnale semble plus appropriée en termes de qualité. En effet, si la f...

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    SHANE BAILEY
    SHANE BAILEYhttp://www.paturesens.com
    Consultant en production animale en système herbager. Élevé à l’herbe en plein air ovin et bovin, j’ai grandi entre le sud de la France et la Nouvelle-Zélande (Les Corbières, Hautes-Alpes, Canterbury, Waikato et le Wairarapa). Le pâturage est une histoire de famille. En 2015, mon frère et moi reprenons PatureSens, l'entité de conseil de John notre père qui lui retourne exploiter. En 2018 nous créons www.paturevision.fr pour répondre aux besoins spécifiques mais aussi qualitatif des agriculteurs.

    REDACTEUR

    SHANE BAILEY
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    Consultant en production animale en système herbager. Élevé à l’herbe en plein air ovin et bovin, j’ai grandi entre le sud de la France et la Nouvelle-Zélande (Les Corbières, Hautes-Alpes, Canterbury, Waikato et le Wairarapa). Le pâturage est une histoire de famille. En 2015, mon frère et moi reprenons PatureSens, l'entité de conseil de John notre père qui lui retourne exploiter. En 2018 nous créons www.paturevision.fr pour répondre aux besoins spécifiques mais aussi qualitatif des agriculteurs.

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